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lundi 27 février 2017

"J'ai mis dans ma valise..." Haïti adoption

"J'ai mis dans ma valise...", chanson de Dorothée, que j'adorais étant petite. Johann l'adore aussi... ainsi que "Hou la menteuse, elle est amoureuse...".

Voilà ce que nous avions amené avec nous dans nos valises :

- linge de corps (en coton), pantalons et tee-shirts à manches longues, chaussettes, sandales, chaussures fermées, casquettes, pyjamas

- trousse de toilette

- anti-moustique (en prévoir pas mal car on en met au moins trois fois par jour)

- de quoi s'occuper : livres, carnets de dessin, de quoi écrire

- le dossier reçu sur notre fils à l'attribution (le relire pour le jour de l'entretien avec le travailleur social)

- de quoi s'occuper avec notre fils (jouets, coloriages, livres)

- appareils photos et de la mémoire

- médicaments : paracétamol, diarrhée, mal des transports

Avec "Air Caraïbes", nous avons droit à un bagage de 12kg par personne, en cabine plus les bagages de soute.

Ce que nous emmènerons pour le prochain voyage :

- moustiquaire pour la nuit

- pantalon léger et ample

- des présents pour le personnel de la crèche et notre hôtesse

- des médicaments pour les enfants et du matériel scolaire (pour la crèche)

- des vêtements pour notre fils, des jeux, livres, ...

- ...

À plus tard...

mercredi 22 février 2017

Le voyage de socialisation (adoption Haïti)

Ce post est pour répondre à Anne-Laure et Frédéric qui attendent toujours le coup de téléphone magique. Peut-être qu'il sera lu par d'autres qui attendent de faire ce premier voyage.

Attention, c'est notre expérience, avec notre association et avec cette crèche. Il peut y avoir quelques différences selon les associations et le fonctionnement des autres crèches. Ceux, qui ont déjà fait ce voyage, peuvent compléter si ils le désirent.

Nous avons reçu la nouvelle que nous étions parents pour la deuxième fois alors que l'ouragan Matthew s'abattait violemment sur Haïti (4 octobre 2016). Nous ne sommes partis qu'un mois après au lieu des quinze jours prévus. L'ouragan a chamboulé le calendrier.

Nous avons organisé notre voyage (train et avion, allers et retours) avec "Air Caraïbes" avec billets modifiables (plus chers mais avec l'adoption on ne sait jamais !). Comme nous prenions l'avion le matin, nous avons préféré arriver sur Paris (Orly) la veille au soir (on rajoute donc le coût d'une nuit d'hôtel... mais on enlève beaucoup de stress pour le jour du départ. Nous ferons de même pour le deuxième voyage). Nous avons décollé avec 30 minutes de retard... mais bon, le voyage durant 8h, ce n'est pas trop grave.

La vue des côtes Haïtiennes et son relief montagneux nous ont beaucoup émus... nous arrivions au pays de notre petit deuxième. Nous nous retrouvions dans le même état d'esprit que quand nous sommes arrivés en Éthiopie pour notre premier, quatre ans auparavant. Nous avons survolé la belle baie de Port-au-Prince deux fois avant d'atterrir. À peine sortie de l'avion, nous avons été frappé d'une immense chaleur moite (qui ne nous quittera pas de tout notre séjour).

Vêtements pour le séjour : légers, manches longues, pantalon, amples

Protection contre les moustiques : anti-moustiques costauds et /ou bracelets anti-moustiques. Ils attaquent le matin et le soir. La journée, dans la crèche, nous étions tranquilles.

Les démarches d'arrivée commencent dès l'entrée dans le bâtiment de l’aéroport : droit d'entrée de 10 dollars américains par personne, remplir un carton vert de renseignements, attendre à la douane, répondre aux questions du pourquoi le séjour (tourisme), de sa durée (15 jours) et de l'adresse de résidence (hôtel), récupérer la valise de soute, passer par un dernier contrôle et nous voilà légalement sur le sol haïtien. À la sortie du bâtiment de l'aéroport nous sommes apostrophés par d'innombrable chauffeurs de taxis ou pseudo-taxis. Nous refusons net, nous sommes attendus par le chauffeur de notre hôtesse (enfin, un de ses copains... ne pas oublier de donner un pourboire pour chaque personne transportée pour l'intermédiaire).

Le trajet entre l'aéroport et notre lieu de résidence nous a replongé dans l'ambiance que nous avions vécu à Addis Abeba en Éthiopie : entre pauvreté, constructions de bétons inachevées, marchands de rue, petites échoppes hautes en couleur, code de la route inexistant, embouteillages, ... mais toujours des sourires.

Nous avions prévu 200 dollars américains par jour pour notre séjour chez notre hôtesse (logés, nourris, blanchis, salaires des cuisinières, chauffeurs, jardinier, internet, ...) et un peu plus pour les à côtés que nous ne pouvons pas prévoir à l'avance.

Nous étions à la crèche avec notre fils, entre 9h et 14h (parfois plus), nous mangions avec lui et les autres parents et leurs enfants. Il faut prévoir de quoi s'occuper : jeux, ballons, coloriages, gommettes, livres, ... Nous avons pu lui laisser le sac à dos (marqué de son prénom) où nous mettions tous ses jeux, à la fin de notre séjour. Nous y avons laissé l'album de photos que nous avions fait pour lui et que nous avions complété avec des photos de nous et lui. Et comme Noël approchait, nous avons même pu lui laisser un paquet qui lui serait donné ce jour-là.

Durant notre séjour, nous avons rencontré, à la crèche et avec notre fils, un travailleur social pour la continuité de la procédure en Haïti. L'entretien dure environ 1h30 et les questions sont les mêmes que celles que l'on nous pose pendant l'agrément. Il est fait en français. Pour cette personne, l'album photos qu'on laisse à notre enfant est très important (photos de la maison, des parents, frères et sœurs, future chambre, voitures, ...) pour qu'il puisse se projeter. Nous étions tout à fait d'accord avec lui. Nous avons très bien vécu cet entretien et notre garçon a été très patient.

La dernière rencontre avec notre fils (le jour de notre départ d'Haïti) a été très éprouvant pour nous et aussi pour notre petit garçon. Il était moins vif, joyeux que d'habitude. Nous lui avons expliqué plusieurs fois que nous ne pouvions pas l'emmener encore avec nous mais que nous reviendrons le chercher, les nounous aussi lui expliquèrent.

Cela fait trois mois que nous sommes revenus et nous savons qu'il nous faudra encore attendre plusieurs mois. C'est déjà long pour nous, c'est très long pour notre premier et nous imaginons que cela doit être très très long pour notre deuxième qui est tout là-bas. Rester 15 jours avec lui et ne plus se voir pendant des mois... c'est inhumain pour les enfants... Ce séjour nous a quand même permis de voir que tout est fait dans la crèche pour que les enfants se sentent bien à tous les niveaux (hygiène, santé, jeux, travail scolaire, affection, ...).

Nous avons été très bien accueillis par notre hôtesse et par le personnel de la crèche. Nous avons passé un très beau séjour dans ce pays qui fait parti de nous maintenant, comme l'Éthiopie.

Encore une chose : prévoyez de quoi vous occuper le soir et le week-end. Le dîner est tôt, la nuit tombe vite. Quand il est 12h en Haïti, il est 18h en France.

Voilà, pour répondre à quelques questions. N'hésitez pas à poser des questions pour ceux qui ne sont pas encore partis ou à compléter pour ceux qui ont déjà fait ce séjour.

À plus tard...

dimanche 19 février 2017

Jardin en carré

Que le temps passe vite... Je ne suis pas venue sur mon blog depuis un certain temps...

Côté adoption : pas de nouvelles, nous attendons sereinement que Haïti nous donne le feu vert pour aller chercher notre fiston. Le délai entre le premier voyage (voyage de socialisation) et le deuxième (pour aller chercher l'enfant) est d'un an en moyenne (ce que l'on nous a dit...), le délai le plus court dont nous avions eu connaissance était de 9 mois... mais dernièrement, nous avons eu connaissance d'un délai de 8 mois... nous espérons un délai le plus court possible... on verra !

côté jardin : j'ai commencé à construire mes carrés pour le potager. Voyez celui que j'ai construit hier (moins de 2h) :

  • - matériel : 4 planches de pin non rabotées de 2m40 X 20mm X15cm (achetées), des vis, des clous, 2 gros tasseaux de 1m (récupération de notre charpente)
  • - outils : visseuse, perceuse, scie, marteau, mètre, crayon de bois
  • - débits bois : 4 planches de 1m et 4 planches de 1m40 (pris dans les planches de 2m40), 4 poteaux de 30cm de haut (pris dans les deux gros tasseaux de 1m)

Voilà à quoi ressemblera le carré (rectangle) :

carre-jardin-4.JPG

Les trous pour les vis (4 trous par planches) :

carre-jardin-3.JPG

En cours de montage :

carre-jardin-2.JPG

Une fois fini :

carre-jardin-1.JPG

J'ai aussi commencé à dégager le futur emplacement de ce potager : élimination d'un résineux plat qui prenait de plus en plus de place et qui était atteint d'une maladie qui le faisait crever à petit feu. Cet emplacement est bien situé par rapport au soleil et contre une palissade en bois qui renverra la chaleur du soleil sur le potager.

En taillant ce résineux, j'ai trouvé un très beau nid sphérique fait seulement d'herbe. Il est très petit (environ 7 cm de diamètre). Je pense que c'est un nid de troglodyte mignon, un minuscule passereau qui se balade sur notre terrain. Voyez donc :

nid-troglodyte.jpg

À plus tard...

dimanche 27 novembre 2016

De retour d'Haïti

Notre séjour de "socialisation" de 15 jours est terminé. Nous sommes revenus depuis un peu plus d'une semaine... notre tête est encore là-bas et une partie de notre cœur aussi. Maintenant, nous attendons que Haïti nous permette d'aller chercher notre petit deuxième... il nous manque déjà beaucoup... mais nous savions que ce entre-deux voyages serait long, très long... "inhumain" comme le dit si bien le travailleur social qui nous a eu en entretien sur place. Il paraît que la durée la plus courte entre ces deux voyages, avec cette nouvelle procédure, a été de neuf mois... le temps d'une grossesse me direz-vous... sauf, que l'accouchement a déjà eu lieu et nous avons déjà pris dans nos bras, contre notre cœur, ce petit garçon qui est notre fils.

À plus tard.

dimanche 30 octobre 2016

Départ imminent

Bonjour à tous,

Pour répondre à Corine :

La procédure, depuis la reprise des adoptions internationales en Haïti le 1er janvier 2013 a été modifiée.

Avant c'était une adoption simple et maintenant c'est une adoption plénière.

Les adoptants sont aussi obligés de passer par une OAA agréée pour ce pays.

Il y a aussi 2 voyages à prévoir pour les adoptants (célibataires ou couples) :

-- Le premier : 15 jours pour un séjour de convivialité avec l'enfant dans la crèche

-- Le deuxième : une semaine pour aller chercher l'enfant.

Et entre les deux un certain nombre de mois allant jusqu'à 12, voir moins (ce qui serait le mieux), voir plus (on ne veux pas y penser).

Voilà en gros la procédure.

Pour nous, le départ pour notre première rencontre avec notre fils est très très proche puisque nous allons sur Paris demain lundi et partons pour Haïti le lendemain. Nous sommes pressés de partir mais en même temps il nous faut nous séparer de Johann pendant ce séjour. Pour ma part, ce n'est pas si simple que ça !

Aujourd'hui, c'est préparation des valises...

À plus tard.

lundi 24 octobre 2016

Bientôt le départ...

Nous avons obtenu l'autorisation d'aller rencontrer notre fils. Nous partons tout à la fin du mois pour les quinze jours du séjour qui permettra à la procédure d'adoption de notre fils de continuer son bonhomme de chemin.

Les préparatifs se font tranquillement... voici où nous en sommes pour le moment :

-- train - avion : billets réservés (Air Caraïbes)

-- hôtel Paris une nuit : réservé

-- devises pour le séjour : dollars qui nous attendent à Orly

-- garde de Johann pour les 15 jours : Les grands-parents ont été mis à contribution, tout est planifié

-- passeports : valides

-- congés "sans solde" : ok pour Guillaume, en cours pour moi

La suite demain et les jours à venir.

samedi 1 octobre 2016

Bientôt en Haïti

Il y a bien longtemps que je ne suis venue sur mon blog... Bon ben me voilà de passage.

Hier, nous avons appris que nous étions parents pour la deuxième fois... pour moi, ce fut à la récréation, avec des bruits d'enfants partout autour...

Notre deuxième est un petit-grand garçon de 5 ans et il viendra comme prévu, d'Haïti.

Nous avons hâte de le rencontrer.

Bon week-end à tous.

samedi 21 mai 2016

Appel AFA por le Burkina Faso

Je viens de voir cet appel. À poster pour le vendredi 27 mai. Cliquez sur ce lien :

vendredi 6 mai 2016

Dernière nouvelle concernant l'adoption en Éthiopie

Communiqué relatif à la suspension des adoptions internationales en Éthiopie (4.05.2016)

La Mission de l’adoption internationale (MAI) informe les candidats à l’adoption en Éthiopie qu’en date du 22 avril 2016, le ministre des Affaires étrangères et du Développement international a adressé un courrier à Mme Zenebu TADESSE, ministre des Femmes et des Enfants en Éthiopie, annonçant la suspension des adoptions internationales jusqu’à la mise en place des réformes législatives et institutionnelles engagées par ce pays.

D’autres pays d’accueil tels que l’Allemagne, la Belgique francophone, le Danemark l’Espagne, l’Irlande, la Suède et la Suisse ont déjà suspendu les adoptions en Éthiopie.

Cette décision intervient à la suite de la mission de la MAI en Éthiopie effectuée du 10 au 12 février dernier. Lors de cette mission, la MAI a rencontré la ministre des Femmes et des Enfants pour faire un état des lieux sur la situation de l’adoption. Le constat a été fait conjointement de la nécessité de suspendre les adoptions internationales pour garantir l’éthique et la sécurité juridique des procédures et afin d’encourager les prises en charge locales alternatives à l’adoption internationale.

Seules les procédures des familles apparentées à des enfants éthiopiens avant le 22 avril 2016 et dont la liste nominative a été transmise aux autorités éthiopiennes ont reçu un accord de principe de la ministre éthiopienne. Ces procédures sont autorisées à se poursuivre par l’intermédiaire des opérateurs. En ce qui concerne la situation des enfants déjà adoptés et arrivés en France, les OAA assureront leur suivi et transmettront les rapports de suivi dans le respect des exigences de la législation éthiopienne en la matière.

Source

samedi 12 mars 2016

Cela faisait longtemps

Me voilà de retour après ce long moment de silence... pas le temps, pas le désir de compléter ce blog tout simplement et puis l'école me prend trop de temps.

Quelques nouvelles ?

  • Les travaux pour agrandir la maison vont débuter en avril ou mai.
  • Mes parents ont vendu leur maison, y a plus qu'à les aider à déménager.
  • Mon homme a changé de travail.
  • Je me suis mise sur le mouvement des professeurs des écoles afin d'essayer de me retrouver dans une école à taille humaine et plus proche de ce que j'aime le plus... la nature. Je veux fuir la ville et ses bouchons du matin et du soir !
  • Johann continue tranquillement sa petite vie de petit garçon de six ans.

...

Côté adoption ?

Nous venons d'avoir des nouvelles mais nous préférons ne rien dire pour le moment. Notre dossier semble bien avancé.

À plus tard pour d'autres nouvelles.

samedi 7 novembre 2015

Appel à candidatures pour Haïti

L'AFA lance un appel à candidatures pour Haïti :

mercredi 28 octobre 2015

Adoption le choix des Nations

L'Adoption, le choix des Nations

Un reportage très intéressant que tous ceux qui sont en rapport avec un couple ou un célibataire en procédure d'adoption, devraient regarder... Il explique assez pourquoi cette procédure est longue et non certaine d'aboutir, pourquoi certains pays ont un taux d'accueil plus important que d'autres... Ce reportage permet de saluer le travail que font les OAA pour permettre à des enfants d'être adoptés par des familles étrangères. Et aussi faire voir que les parents, qui ont adopté, et qui ne respectent pas les termes du contrat passé avec les pays qui leur ont confié leurs enfants (écrire et envoyer les rapports concernant l'évolution et l'intégration des enfants), mettent en péril les procédures d'adoption engagées par leurs concitoyens. Je pense aussi que c'est un reportage que tout candidat qui veut se lancer dans cette procédure de l'adoption internationale devrait regarder pour comprendre que ce sont les enjeux politiques, les relations entre pays qui régissent ces adoptions et non pas les OAA qui elles se démènent pour leur permettre un jour de fonder ou d'agrandir leur famille.

Voici l'adresse du reportage, en replay sur Arte, visible pendant une semaine :

mardi 27 octobre 2015

Sur ARTE ce soir : Adoption le choix des Nations

Je viens de voir que ce soir, sur ARTE, il y aura un reportage sur l'adoption dans certains pays. Comment les nations font des choix concernant l'adoption internationale. Ce soir, je serai devant le poste. J'espère que le reportage repassera en Replay.

Voilà l'émission :

samedi 24 octobre 2015

Élections en Haïti

Pas loin d'un mois que je ne suis venue par ici... pas le temps. La reprise à plein temps, c'est dur ! J'ai fini la période sur les rotules et avec une bonne crève !

Bon, deux semaines pour se remettre, pour préparer la période 2, s'occuper de l'extérieur de la maison et prendre du temps avec mon grand homme et mon petit bonhomme.

Pas de nouvelle côté deuxième adoption... mais en ce moment, en Haïti, ils sont très occupés avec les élections... pourvu que cela n'entraîne rien de négatif pour l'adoption internationale.

voici un article d'aujourd'hui concernant ces élections : le Monde International

Plus d'infos : ici

À plus tard.

mardi 25 août 2015

Une maman et rien d'autre...

Une vidéo que nous fait partager "Zeu" sur son blog "Bacapana". Elle n'est pas très longue mais elle dit beaucoup...

Pour toutes celles et tous ceux qui attendent comme nous qu'on leur confie un enfant qui est en manque d'un papa et d'une maman pour l'aimer, le câliner, le cajoler, jouer avec lui, l'aider à se construire... à grandir tout simplement dans une famille aimante et attentive à ses besoins.

lundi 20 juillet 2015

De retour

Cela fait un certain temps que je n'étais pas venue sur mon blog.

Côté adoption ?

Pas grand chose pour le moment. Notre dossier est enregistré à l'IBESR en Haïti. Ce qui veut dire que nous attendons une attribution. Pour nous c'est une excellente nouvelle. Y a plus qu'à attendre le coup de fil magique...

L'IBESR : Institut du Bien-Être Social et de Recherches. C'est un Organisme technique et Administratif du Ministère des affaires Sociales et du Travail.

-- Les attributions principales de l'institution sont les suivantes :

  • Améliorer les conditions de vie de la population
  • Accorder une protection particulière à l'enfant, à la femme et à la famille

Voici un lien sur le service adoption à l'IBESR, cela peut intéresser ceux qui sont en procédure avec ce pays et ceux qui sont en recherche concernant l'adoption d'enfants à l'étranger : ici

À plus tard.

dimanche 31 mai 2015

La RDC va autoriser le départ de 32 enfants adoptés par des couples étrangers

L'article ci-dessous se trouve .

De l'espoir pour les familles françaises qui attendent depuis trop longtemps d'aller chercher leur p'tits bouts.


La RDC va autoriser le départ de 32 enfants adoptés par des couples étrangers

Kinshasa - La République démocratique du Congo est prête à autoriser le départ dès la semaine prochaine de 32 enfants congolais adoptés que des couples étrangers n'avaient pas pu récupérer suite à un gel des sorties décidées en 2013, a-t-on appris vendredi de source officielle.

Plusieurs dossiers ont été examinés par la commission chargée d'étudier les dossiers déposés par les familles bénéficiaires de jugement d'adoption valablement rendu (...) et 32 ont reçu un avis favorable dans un premier temps, a déclaré vendredi à l'AFP un responsable du service de communication du ministère congolais de l'Intérieur.

Les premiers départs d'enfants de la RDC interviendront la semaine prochaine, a-t-elle ajouté, sous couvert d'anonymat, indiquant que les enfants adoptés par les couples américains et belges notamment sont concernés par ces premières sorties.

Après ces premiers départs, le gouvernement se donne jusqu'au mois de juillet pour examiner tous les dossiers afin de permettre aux couples qui sont en possession de tous les documents exigés par la législation congolaise de partir avec leurs enfants.

Selon le ministère de l'Intérieur, plus de mille enfants sont concernés.

Fin 2013, Kinshasa avait suspendu les autorisations de sorties pour les enfants adoptés par les étrangers.

Cette décision de la Direction générale des migrations (DGM) avait été justifiée par un souci de protection de l'enfance après des informations selon lesquelles des enfants congolais adoptés dans certains pays auraient été maltraités ou que leur adoption aurait été transférée à des couples homosexuels.

La loi congolaise interdit l'adoption d'enfants par des couples homosexuels.

Le gel de la sortie d'enfants a été renouvelé en septembre 2014, une situation vécue comme un drame par les familles concernées, condamnées à vivre séparées par plusieurs milliers de kilomètres, a indiqué le ministère de l'Intérieur.

Après, on va suspendre les adoptions en attendant le vote et la promulgation d'une nouvelle loi sur l'adoption internationale en RDC, a-t-il précisé.

Depuis un an, quelques dizaines d'enfants ont pu obtenir l'autorisation de sortie, et rejoindre leurs familles adoptives, à la suite de dérogations accordées après des tractations diplomatiques.

Les enfants congolais adoptés à l'étranger le sont principalement par des familles américaines, belges, canadiennes, françaises et italiennes.

(©AFP / 29 mai 2015 20h53)

Le Comité des droits de l'enfant examine le rapport de l' Éthiopie : 22 mai 2015

Voici un article copié sur ce lien :''

Bonne lecture à tous ceux qui sont intéressés au devenir de l'Éthiopie (enfance et santé).


Le Comité des droits de l'enfant examine le rapport de l' Éthiopie, 22 mai 2015

Le Comité des droits de l'enfant a examiné aujourd'hui le rapport présenté par l'Éthiopie au titre de la Convention relative aux droits de l'enfant.

Le rapport a été présenté par la Ministre éthiopienne des affaires féminines, de la jeunesse et de l'enfance, qui a souligné que des progrès importants avaient été accomplis par son pays dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, s'agissant notamment de la réduction du taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans, de l'éducation, de la santé et de la pauvreté en général. Parmi les progrès enregistrés figure le taux de scolarisation qui atteint les 100% au niveau primaire. Les châtiments corporels sont interdits dans les institutions, les autorités s'efforçant, par des campagnes de sensibilisation, à amener la population à abandonner cette pratique. Des efforts sont aussi accomplis pour combattre la violence envers les femmes et les filles. Le Gouvernement a adopté un Plan d'action et une Stratégie nationale pour l'élimination des pratiques traditionnelles néfastes, au premier rang desquelles figurent les mutilations génitales féminines. Ces initiatives ont permis une diminution de la prévalence des mutilations, des enlèvements pour mariage forcé et des mariages précoces. L'abandon d'enfants constituant un autre défi, des efforts sont en cours afin d'améliorer le niveau de vie des plus pauvres au travers du Programme national de réduction de la pauvreté, qui a permis de ramener le taux global de pauvreté à 26% contre près de 30% précédemment. Enfin, la délégation a indiqué que la prise en charge des orphelins en Éthiopie était désormais largement privilégiée par rapport à l'adoption internationale.

L'importante délégation de l'Éthiopie était également composée de M. Almaw Mengist Ambaye, secrétaire d'État au Ministère des affaires féminines, de la jeunesse et de l'enfance, ainsi que de hauts-fonctionnaires du même ministère, de représentants des ministères de l'éducation, de la justice, de la santé. M. Negash Kebret Botora, Représentant permanent de l'Éthiopie aux Nations Unies à Genève, participait aussi à l'examen. La délégation a répondu aux questions qui lui étaient adressées par les membres du Comité s'agissant, notamment, des mutilations génitales féminines, de la mortalité infantile, du nombre très important des orphelins et des enfants des rues, ainsi que sur d'apparentes restrictions à la liberté d'expression et de rassemblement à la suite de la répression sanglante de manifestations étudiantes l'an dernier à Addis Abeba. La délégation a démenti tout usage excessif de la force lors de ces événements qu'elle a qualifié de coup de force terroriste ayant peu à voir avec des revendications étudiantes légitimes. Quant aux pratiques traditionnelles néfastes, celles-ci sont en net recul, les autorités espérant qu'il y serait mis un terme d'ici 2025, voire avant. La délégation a estimé que les actions de sensibilisation importaient plus que les sanctions, tout en assurant que des condamnations pour excision étaient prononcées par les tribunaux.

M. Hatem Kotrane, l'un des trois rapporteurs du Comité pour l'examen des rapports de l'Éthiopie, s'est demandé si l'intérêt supérieur de l'enfant était pleinement pris en compte par les magistrats. Les enfants sont-ils suffisamment entendus lorsqu'ils sont directement concernés, a-t-il demandé. Le Comité reste préoccupé par le nombre élevé d'enfants privés de milieu familial et par une apparente absence stratégie nationale cohérente à cet égard. M. Bernard Gastaud, également rapporteur, a déploré l'absence d'informations sur le Parlement des enfants et son mode de sélection, ainsi que sur ses prérogatives. Il semble que toutes les formes d'opinion critiques à l'égard des autorités ne soient guère tolérées, a-t-il constaté, s'inquiétant de la surveillance qui pèserait sur les associations. Il a par ailleurs dit avoir le sentiment que le phénomène des enfants des rues était sous-estimé, demandant quelles mesures préventives étaient prises pour dissuader les enfants de fuir leur famille. Enfin, Mme Hynd Ayoubi Idrissi s'est préoccupée de la question des mariages d'enfants, notamment dans le monde rural et dans les camps de réfugiés. Elle a aussi porté son attention sur la question de l'enregistrement des naissances, encore très bas. Par ailleurs, elle a constaté que les châtiments corporels étaient encore admis au sein de la famille et s'est demandé ce qui était fait concrètement pour y mettre un terme. Elle a souhaité savoir si des mesures étaient prises pour lutter contre les violences et les abus sexuels, particulièrement le harcèlement sexuel des filles dans les écoles.

Le Comité adoptera des observations finales sur le rapport de l'Éthiopie dans le cadre de séances privées qui se tiendront avant la clôture de la session, le 5 juin prochain.

Les prochaines réunions publiques du Comité se tiendront mercredi, pour examiner, dans la salle du premier étage du Palais Wilson, le rapport présenté par les Pays-Bas au titre de la Convention (CRC/C/NLD/4), ainsi que celui au titre du Protocole facultatif relatif à l'implication des enfants dans les conflits armés (CRC/C/OPAC/NLD/1). Il examinera les rapports présentés par la République démocratique populaire lao en vertu des deux Protocoles facultatifs (CRC/C/OPAC/LAO/1 et CRC/C/OPSC/LAO/1) dans la salle du rez-de-chaussée du Palais Wilson.

Présentation du rapport de l'Éthiopie

Le Comité est saisi rapport de l'Éthiopie (CRC/C/ETH/4-5), ainsi que de ses réponses (CRC/C/ETH/Q/4-5/Add.1) à la liste de points à traiter que lui a adressée le Comité (CRC/C/ETH/Q/4-5).

MME ZENEBU TADESSE, Ministre des affaires féminines, de la jeunesse et de l'enfance de l'Éthiopie, a indiqué que le rapport sur la mise en œuvre de la Convention ne saurait être envisagé isolément des progrès accomplis dans la large gamme des activités politiques et socio-économiques du pays. Elle a ainsi souligné qu'après-demain 34 millions d'Éthiopiens étaient appelés aux urnes dans le cadre d'élections nationales et régionales, événement qui illustre le plein exercice de ses droits civils et politiques par la population. Elle a souligné que l'Éthiopie avait parcouru une longue route ces vingt-quatre dernières années, depuis le changement de l'ordre politique à Addis Abeba qui a vu souffler le vent de la démocratie et du changement sur le pays. Mme Tadesse est heureuse de constater que l'Éthiopie figurait parmi les économies non pétrolières à croissance rapide. L'Éthiopie s'attend à figurer dans le groupe des pays à revenu intermédiaire d'ici 2025. Des progrès importants ont été accomplis dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, s'agissant notamment de la réduction du taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans, de l'éducation, de la santé et de la pauvreté en général. C'est là le résultat de politiques gouvernementales adéquates, a-t-elle souligné.

La ministre a expliqué que la Constitution garantissait les droits et libertés des enfants.

Parmi les progrès enregistrés figure le taux de scolarisation qui atteint les 100% au niveau primaire, 39% pour la première partie du secondaire, 10% pour la seconde. Un troisième Plan national d'action de l'enfance est en cours d'élaboration pour la période 2015-2020. Des services chargés de l'enfance ont été mises en place dans tous les ministères et institutions pertinentes. L'Agence centrale des statistiques a créé un système national d'enregistrement des naissances.

Après avoir énuméré les derniers instruments internationaux ratifiés par son pays, dont la Convention sur les droits des personnes handicapées, la ministre a assuré que les libertés d'expression, d'association et de rassemblement étaient garantis par la Constitution. Les châtiments corporels sont interdits dans les institutions, les autorités s'efforçant, par des campagnes de sensibilisation, à amener la population à en finir avec cette pratique. Des efforts sont aussi accomplis pour combattre la violence envers les femmes et les filles, des services spéciaux du parquet étant chargés de poursuivre les contrevenants. Les centres d'aide juridique mis sur pied par la Commission des droits de l'homme jouent un rôle central à cet égard, notamment en matière d'aide aux victimes.

L'Alliance nationale pour l'abolition du mariage des enfants est animée par des représentants des ministères de la justice, de la santé et de l'intérieur. Le Gouvernement a adopté un plan d'action et une stratégie nationale pour l'élimination des pratiques traditionnelles néfastes, au premier rang desquelles figurent les mutilations génitales féminines, des mesures qui sont mises en œuvre dans chacun des États fédérés. Celles-ci ont permis une diminution de la prévalence des mutilations qui est passée de 74% en 2005 à 23% en 2010; quant aux enlèvements pour mariage forcé, ils sont passés de 23% en 1997 à près de 13% en 2010. Les mariages précoces n'atteignent plus que 8% contre 33% précédemment.

L'abandon des enfants constituant également un défi, les autorités ont mis en place des lignes directrices nationales pour la promotion de la prise en charge au sein de la famille et de la communauté, ainsi que des services de soutien en faveur des orphelins et des mineurs vulnérables. Les autorités collaborent avec les organisations de la société civile et les communautés pour faciliter le soutien technique des services fournis. Des programmes de réunification visent à réunir les enfants à leurs parents, lorsque cela est possible, faute de quoi, d'autres solutions sont envisagées, notamment l'adoption. Ces quatre dernières années, près de cinq millions d'enfants ont bénéficié des services alternatifs en provenance de la communauté.

Pour aller à la racine du problème de l'abandon d'enfant, des efforts sont en cours afin de hausser le niveau de vie des plus pauvres, au travers du Programme national de réduction de la pauvreté, tant dans les zones urbaines que rurales. Celui-ci a permis de ramener le taux global de pauvreté à 26% contre 29,6% précédemment. L'insécurité alimentaire est passée quant à elle d'un taux de 33,6% à 31,8%. Par ailleurs, l'Éthiopie a atteint l'objectifs du Millénaire pour le développement numéro quatre visant à réduire de deux tiers la mortalité infantile, notamment grâce à la vaccination. Elle est passée de 204 pour 1000 en 1990 à 64 pour 1000 aujourd'hui.

La priorité gouvernementale va aussi à l'éducation pour tous, en visant un enseignement de qualité. C'est une véritable «armée du développement» qui a été mobilisée avec pour résultat de ramener dans les enceintes scolaires près de deux millions d'enfants qui ne les fréquentaient pas. Les associations parents-enseignants-élèves s'efforcent de repérer les enfants qui n'ont pas été à l'école l'année précédente ou qui l'ont abandonnée. La Politique de protection sociale s'attelle à identifier les enfants des rues, la lutte contre le trafic d'êtres humains figurant par ailleurs dans les autres priorités de l'État. Quant aux inspecteurs du travail, ils doivent s'assurer qu'aucun enfant n'est employé de manière illicite.

Examen du rapport

Questions et observations des membres du Comité

M. HATEM KOTRANE, rapporteur du Comité pour l'examen du rapport de l'Éthiopie, a salué la ratification par l'État partie de nombreux instruments internationaux, y compris les deux Protocoles facultatifs à la Convention relative aux droits de l'enfant. Il s'est toutefois interrogé sur la réticence apparente de l'Éthiopie à ratifier un certain nombre d'instruments. Il a déploré par ailleurs des lacunes dans la tenue de données ventilées. Il a fait part de sa préoccupation quant aux discriminations envers les filles ou les personnes handicapées. Quant au principe de l'intérêt supérieur de l'enfant, il ne s'est pas dit convaincu que celui-ci était pleinement pris en compte, en particulier par les tribunaux éthiopiens. Les enfants sont-ils suffisamment entendus, lorsqu'ils sont directement concernés, notamment par les juges?

Par ailleurs, le Comité reste préoccupé par le nombre élevé d'enfants privés de milieu familial et par l'absence de stratégie nationale et d'un plan d'action mettant l'accent sur la famille alternative et les options communautaires. Tout en se félicitant de l'élaboration d'un plan national d'action pour l'élimination des pires formes de travail des enfants, M. Kotrane s'est notamment inquiété de la situation des enfants employés comme domestiques et du nombre d'enfants des rues. Il s'est aussi félicité de la mise en place de tribunaux spécialisés pour mineurs, d'unités de protection et de l'adoption d'une politique nationale de justice pénale mais a regretté que l'âge de responsabilité pénale demeure fixé à 9 ans. Il a enfin fait part de la préoccupation des membres du Comité face à la traite des enfants, regrettant l'absence d'un cadre juridique suffisant pour lutter contre le trafic de mineurs.

M. BERNARD GASTAUD, corapporteur pour l'examen du rapport de l'Éthiopie, s'est félicité de la volonté réelle d'œuvrer à la résolution des problèmes, ainsi que la réalité des progrès obtenus. Toutefois, les résultats sont souvent modestes face à l'ampleur des efforts menés, ceux-ci manquant peut-être de cohérence, a-t-il affirmé. La loi de 2012 prévoit l'enregistrement des naissances et manifestement des résultats ont été obtenus, dans la capitale et dans les villes. En revanche, cela ne semble pas être le cas dans les campagnes. Les autorités envisagent-t-elles de réévaluer leur action dans ce domaine pour y remédier?

M. Gastaud a déploré l'absence d'informations sur le Parlement des enfants et son mode de sélection, ainsi que sur ses prérogatives. Il semble que toutes les formes d'opinion critiques à l'égard des autorités ne semblent guère acceptées, a-t-il dit, s'inquiétant de la surveillance des associations, sans parler de la sévère répression de manifestations étudiantes l'an dernier qui ont fait des victimes. Il semble qu'aucune enquête sérieuse n'ait été menée, a-t-il dit. Par ailleurs, M. Gastaud s'est inquiété de violences inter-religieuses, s'interrogeant sur la neutralité réelle de l'État dans ces conflits. Il a aussi dénoncé des arrestations arbitraires et demandé si les autorités comptaient revoir les restrictions à la liberté d'expression.

Le corapporteur a rappelé que la malnutrition demeurait un fléau en Éthiopie, provoquant notamment le noma, et il a demandé s'il était envisagé de former davantage de professionnels pour y faire face. Il a demandé par ailleurs quelles étaient les mesures prises contre les grossesses précoces et l'abandon scolaire qu'elles induisent. Quel bilan a-t-il été tiré du plan d'action contre le VIH/sida? L'expert a aussi déploré un manque de promotion de l'allaitement maternel. Il a demandé à la délégation de préciser sa notion d'école «inclusive» pour intégrer les enfants handicapés. Ceux-ci ont-ils été recensés sur l'ensemble du territoire? Si le droit à l'éducation est inscrit dans la Constitution, il n'existe pas de loi générale le garantissant. L'éducation de la petite enfance n'est pas suffisamment prise en considération, particulièrement en zone rurale. Il a énuméré des lacunes telles qu'une formation des enseignants médiocre, des écoles sous-équipées, l'existence de frais scolaires indirects. M. Gastaud a demandé à avoir des précisions sur l'enseignement des langues minoritaires. Il a dit enfin avoir le sentiment que le phénomène des enfants des rues était sous-estimé : quelles mesures préventives sont-elles prises pour dissuader les enfants de fuir leur famille?

MME HYND AYOUBI IDRISSI, également corapporteuse pour le rapport de l'Éthiopie, a relevé que l'Éthiopie disposait d'une Commission nationale des droits de l'homme et a demandé si les autorités avaient pris des mesures pour une meilleure conformité avec les principes de Paris et relever ainsi le statut de l'accréditation de la Commission. Elle a noté que la Commission avait été saisie de plaintes pour violation des droits de l'enfant, déposées souvent par la famille, et a souhaité en savoir plus à ce sujet, notamment quant à la nature des plaintes et les suites qui y ont été données. Elle a demandé si l'État partie avait l'intention de mettre en place un mécanisme de suivi et de recours indépendant spécifiquement dédié aux enfants. Mme Idrissi a demandé par ailleurs si la Convention avait été traduite dans toutes les langues du pays. Des mesures ont-elles été prises pour la diffuser et la rendre accessible aux handicapés, aveugles compris?

La corapporteuse a aussi demandé quelles mesures avaient été prises pour lutter contre le mariage des enfants, notamment dans le monde rural et dans les camps de réfugiés. L'Éthiopie a-t-elle pris des mesures pour garantir l'enregistrement des naissances, qui est encore très bas? Par ailleurs, elle a constaté que les châtiments corporels étaient encore admis au sein des familles et s'est demandé ce qui était fait concrètement pour y mettre un terme. Elle a demandé à la délégation d'informer le Comité des mesures prises pour lutter contre la violence et l'exploitation sexuelle des enfants, particulièrement le harcèlement sexuel dans les écoles. Elle a ainsi noté que les filles semblaient en être particulièrement victimes au sein même de l'école où elles seraient sollicitées pour des faveurs sexuelles en échange de meilleures notes. Elle a enfin demandé quelles mesures avaient été prises pour rendre effective l'interdiction des mutilations génitales féminines, encore pratiquées et peu dénoncées. Y a-t-il eu des poursuites et des condamnations? La prostitution des enfants s'explique comme partout par la pauvreté, par la fuite face à la menace du mariage forcé, a-t-elle dit. Mais, il existe aussi un phénomène de vente d'enfants aux fins de prostitution, a-t-elle ajouté. Le Gouvernement envisage-t-il de s'attaquer à ces phénomènes en les étudiants de plus près? Combien d'enfants ont-ils pu être sauvés de la prostitution et réinsérés? Combien d'entre eux ont bénéficié d'un soutien psychologique?

Parmi les autres membres du Comité, la Présidente a demandé ce qu'il était advenu aux mineurs emprisonnés après les troubles de 2014? Un autre expert a demandé des éclaircissements sur les restrictions à la liberté d'expression. Il a souhaité savoir par ailleurs quel accès les enfants avaient à Internet, si les autorités en restreignaient l'accès et si elles veillaient à surveiller la présence d'éventuels prédateurs sexuels.

Une experte est revenue sur la question de l'élimination des pratiques préjudiciables aux enfants, se félicitant des mesures annoncées, tout en souhaitant un complément d'information sur l'efficacité des mesures prises, s'agissant notamment de la lutte contre les mutilations génitales féminines. Une autre experte s'est inquiétée des restrictions considérables imposées au fonctionnement des organisations non gouvernementales. Par ailleurs, selon un autre membre du Comité, il semble que la Convention n'ait pas été traduite dans toutes les langues du pays. Selon certaines informations, les affaires de violences sexuelles exigeaient la déposition de deux témoins, ce qui est pratiquement impossible, selon l'expert. Faisant état de son expérience de juge, il a en effet affirmé qu'il n'y avait pratiquement jamais de témoins dans ce type d'affaires.

Une experte a souligné que l'adoption était un grand défi, se félicitant que l'Éthiopie envisage d'adopter la Convention de La Haye. Elle s'est étonnée qu'un enfant puisse être adopté dès sa conception. Même si une garantie existe théoriquement avec la possibilité pour la mère de changer d'avis six mois après l'accouchement, cela reste probablement théorique, selon elle. Il s'agit d'un feu vert aux agences d'adoption, a-t-elle dit. L'Éthiopie envisage-t-elle de revoir cette disposition?

Un autre expert s'est interrogé sur la grande disparité des statistiques concernant les personnes handicapées fournies par l'État partie et celles d'organismes tels que l'Organisation mondiale de la santé, qui donnent des chiffres beaucoup plus élevés.

Un membre du Comité s'est interrogé sur le soutien psychologique éventuellement fourni aux jeunes filles victimes d'agressions sexuelles en milieu scolaire, soulignant qu'en absence de soins, il était fort probable qu'elles abandonnent l'école.

Une experte a soulevé le problème du mariage par enlèvement, accompagné parfois d'un viol afin d'ôter toute «valeur» à la jeune fille et contraindre la famille à accepter les épousailles. Quelles mesures l'État partie prend-il pour réprimer ce crime? Une autre experte a posé une série de questions sur l'allaitement, sur l'accouchement par césarienne et sur les fistules obstétricales, souhaitant savoir quelles étaient les appuis fournis par les services de santé pour permettre aux femmes concernées de bénéficier des meilleurs soins et soutiens possibles.

Réponses de la délégation

La délégation a évoqué un certain nombre d'instruments internationaux auxquels son pays serait susceptible d'adhérer, indiquant que l'examen de la Convention des travailleurs migrants était en cours et qu'elle pourrait être ratifiée dans les deux années à venir. Par ailleurs, l'Éthiopie prépare un texte intégrant la Convention de La Haye sur l'adoption internationale.

L'Éthiopie n'exclut pas de rédiger à terme une loi générale, un code de l'enfance, en s'inspirant du droit international mais il estime que, d'ores et déjà, les droits des enfants sont suffisamment protégés dans sa législation. Les magistrats bénéficient de formation aux conventions internationales, leurs connaissances en la matière demeurant lacunaire. La Convention est insuffisamment invoquée par les tribunaux, a concédé la délégation, en réponse à une question sur le nombre d'affaires qui auraient donné lieu à l'invocation de celle-ci. À la question de savoir si les conventions internationales étaient supérieures au droit interne, la délégation a répondu que les instruments internationaux faisaient partie intégrante du cadre juridique interne. Ils peuvent être invoqués directement par un tribunal, sous réserve de l'adoption d'une clause d'habilitation. La délégation a reconnu un vide juridique s'agissant de l'absence d'enregistrement des enfants de réfugiés.

S'agissant des manifestations d'étudiants mentionnées par des membres du Comité, la délégation a affirmé que ces rassemblements n'avaient rien de pacifique, organisés qu'ils étaient par des terroristes manipulant les étudiants. Elles ont donné lieu à des meurtres et pillages commis par ces soi-disant manifestants. Elle a démenti qu'un seul enfant ait été tué, même s'il y a bien eu des décès. À la question d'un expert sur la nécessité de mener une enquête indépendante, il a été indiqué que l'enquête des autorités avait établi qu'il n'y avait pas eu usage excessif de la force. Une telle enquête indépendante n'est donc pas utile. Il s'agissait de sauver des vies face à des menées de nature terroriste.

En ce qui concerne des tensions religieuses évoquées par un expert, il s'est agi là aussi de menées terroristes, islamistes en l'espèce, de la part d'un groupuscule partisan d'un État théocratique. L'État éthiopien, laïc, y a mis bon ordre et des actions en justice sont en cours. S'agissant d'une manière générale de la lutte antiterroriste, il n'est pas envisagé de l'amender. Les chefs d'accusation sont fondés, étant analogues aux lois adoptées en Occident dans ce domaine.

Un expert s'étant étonné de la qualification de «terroristes» s'agissant d'étudiants ou de membres de communautés religieuses, le représentant permanent de l'Éthiopie a déploré «une polémique non souhaitée par la délégation». Il a estimé que les manifestants avaient certainement été influencés sur le plan idéologique, ce qui, de toute façon, est inacceptable. Il a rappelé que c'était désormais à la justice de se prononcer, ajoutant qu'il prenait note des préoccupations des membres du Comité.

La délégation a déclaré que la Commission des droits de l'homme s'était efforcée de se conformer aux Principes de Paris en publiant un rapport exhaustif pour les cinq dernières années. Ayant actuellement le statut B, elle compte demander à bénéficier du statut A. Elle dispose d'un organe chargé des plaintes, qui dispose d'une ligne téléphonique gratuite et d'un site Internet. À la question de savoir si la Commission s'était déjà autosaisie par le passé, la délégation a répondu qu'elle enquêtait sur tout incident porté à sa connaissance.

Les organisations non gouvernementales, qu'elles soient internationales ou nationales, doivent être légalement inscrites et transparentes quant à l'origine de leurs fonds a poursuivi la délégation. Une experte ayant dit disposer d'informations, selon lesquelles elles ne sont pas libres d'intervenir dans le domaine des droits de l'homme et des droits de l'enfant en particulier. La délégation a répondu que la loi n'édictait aucune restriction en la matière. L'inscription légale mentionne le domaine d'activité de l'ONG. Les ONG, qui sont aujourd'hui plus de 9000 contre moins de 3000 avant l'adoption de la loi les réglementant, peuvent avoir des activités à l'appui du Gouvernement et du peuple éthiopiens, dans le domaine social notamment.

Le taux de pauvreté en Éthiopie est de 26%, une proportion qui devait prochainement passer à 24% en tenant compte des données les plus récentes, est à la racine des pratiques traditionnelles préjudiciables. Celles-ci sont en recul net, les autorités espérant qu'il y sera mis un terme d'ici 2025. Le dialogue communautaire, avec les chefs religieux, les chefs de clan, les exciseuses, avec la participation des travailleurs de la santé, permettraient de faire évoluer les mentalités. En ce qui concerne les peines infligées pour les mutilations, elles atteignent entre un et quatre ans, la délégation estimant que les actions de sensibilisation importaient plus que les sanctions. À la question de savoir si l'on pouvait mesurer l'impact des mesures prises contre les mutilations, la délégation a rappelé que l'on était passé de 74% à 23% entre 2005 et 2014. La délégation n'a pas été en mesure de donner des chiffres globaux sur le nombre de condamnations pour avoir effectué des mutilations génitales féminines, se limitant à indiquer que 14 personnes avaient été reconnues coupables dernièrement dans le Sud du pays.

Répondant à des questions sur les mariages précoces et forcés, la délégation a rappelé qu'ils sont très enracinés dans la culture locale. Les associations et clubs scolaires jouent un rôle crucial pour informer les enseignants qui peuvent à leur tour tenter de faire fléchir les parents qui envisagent de marier leur enfant. Une experte ayant demandé ce qui justifiait la date butoir de 2025 pour interdire les mariages forcés et pour quelle raison on n'avait pas envisagé un terme plus rapproché, la ministre a répondu que l'on pouvait s'attendre à y parvenir avant cette date.

La présence de réfugiés n'est pas un phénomène nouveau pour l'Éthiopie, qui se targue d'être une terre hospitalière depuis des temps immémoriaux, a observé la délégation. Elle a ainsi rappelé qu'en 680, le prophète Mahomet avait appelé ses fidèles à se réfugier en Éthiopie. À l'heure actuelle, 660 000 personnes venues du Soudan et du Soudan du Sud, de la Somalie et du Kenya ont trouvé refuge en Éthiopie, la grande majorité étant des enfants. La Convention a été intégrée aux programmes scolaires, les enfants réfugiés pouvant fréquenter les écoles du lieu où ils se trouvent. Il s'agit surtout de leur apprendre un métier, outre une formation aux droits de l'homme. Il s'agit d'une aide généreuse de la part de l'Éthiopie qui fait le choix de partager ses maigres ressources.

La délégation a par la suite démenti toute discrimination envers les réfugiés. Il n'y a aucune différence de traitement avec les communautés locales. Leur sécurité est assurée par les forces de sécurité éthiopiennes alors que les réfugiés du Soudan du Sud demeurent sous une menace constante y compris dans les camps. Il a expliqué qu'il s'agissait d'une solidarité, d'une compassion, d'un amour pour autrui qui va d'autant plus de soi que des deux côtés de la frontière vit un même peuple. Il faut essayer de comprendre l'Éthiopie, a-t-il lancé en direction des membres du Comité, rappelant que pas moins 800 000 personnes avaient trouvé refuge sur son territoire. À cela s'ajoutent les difficultés actuelles des Éthiopiens émigrés dans des pays en crise, au Yémen notamment.

En ce qui concerne les efforts pour faire connaître la Convention, la délégation a fait valoir qu'elle avait été traduite dans cinq langues vernaculaires représentant environ 80% de la population. Elle est également disponible sur Internet, en braille, sa diffusion pour les non-voyants méritant d'être élargie.

La délégation a affirmé que les juges étaient incités à éviter d'incarcérer des jeunes délinquants. À l'heure actuelle, il n'y a d'ailleurs aucun mineur de moins de quinze ans en prison en Éthiopie. Si les plus de 15 ans sont jugés en tant qu'adultes, des circonstances atténuantes peuvent être invoquées et aucune condamnation à mort ne peut être prononcée avant l'âge de 18 ans.

Tout enfant en situation d'adoption âgé de plus de dix ans doit être consulté quant au choix qui lui est proposé.

La police de terrain est sensibilisée à la détection des victimes d'abus sexuels. Toute plainte pour violence doit conduire à l'ouverture d'une enquête. Un appui psychologique doit être fourni et les juges pour enfants ont tous été formés à cet effet. En réponse à une question, la délégation a démenti qu'il faille deux témoins dans les cas de plainte pour agression sexuelle.

Bien qu'elle soit censée être la règle l'absence de séparation adultes-enfants dans les prisons est loin d'être toujours respectée, par manque de moyens essentiellement. Il s'agit d'un engagement très ferme du Gouvernement qui est limité par des incidences budgétaires évidentes. La délégation a bon espoir que cet objectif serait atteint dans un avenir pas trop lointain.

La liberté d'expression des enfants s'exprime notamment par la voix des mineurs dans l'enceinte du Parlement des enfants. L'âge limite pour être élu est de 16 ans, la durée du mandat étant de deux ans. Celui-ci comprend des enfants handicapés.

En matière de lutte contre la pauvreté, les pouvoirs publics s'efforcent de favoriser des conditions matérielles optimales aux familles pauvres, sous forme de microcrédit notamment et d'accès au marché. Malgré ces efforts, il existe toujours des enfants qui ne vivent pas avec leur famille. En matière de protection «de remplacement», l'action publique vise à la prise en charge locale afin d'éviter l'adoption internationale. Pour ce faire un recensement des enfants vulnérables - orphelins et parfois chefs de famille de fait - est effectué au niveau du quartier. Une aide est fournie, sous forme alimentaire en particulier. On est ainsi passé de 3 000 adoptions locales à plus de 10 000 en trois ans contre quelque 400 seulement pour ce qui concerne les adoptions internationales.

L'éducation est gratuite depuis 1994, sans aucun frais d'inscription, a assuré la délégation, en réponse à plusieurs questions sur d'éventuels coûts qui demeureraient à la charge des familles. Le taux d'inscription est passé ainsi en vingt-cinq ans de 32% à plus de 92%. On ne peut refuser à aucun enfant l'accès à l'école et l'éducation pour tous est par conséquent une réalité, selon la délégation. L'instruction primaire se fait dans 44 langues locales. Sur le plan pédagogique, la tendance est à la promotion de l'éducation inclusive. Le taux d'illettrisme global est de 64%. S'agissant des disparités en matière de statistiques par rapport à celles de l'Organisation mondiale de la santé, évoquées par un expert, la délégation s'est engagée à se pencher sur le problème et à apporter une réponse au Comité. S'agissant plus spécifiquement des personnes handicapées, la délégation estime que ces différences pourraient s'expliquer par des différences dans la définition même du handicap.

Pour ce qui a trait à la violence à l'école, les enseignants, comme les élèves, ont l'interdiction absolue d'exercer la moindre coercition physique. Les professeurs sont passibles d'un licenciement s'ils ne respectent pas cette interdiction. Cela inclut aussi évidemment les exactions sexuelles.

La délégation a indiqué que 11% des dépenses de santé sont consacrées aux enfants. La prévalence du VIH/sida chez les adultes est de 1,2%. Pour éviter la transmission «verticale», de la mère au nourrisson, des traitements antirétroviraux sont administrés de manière grandissante. La prévention des fistules implique une prise en charge dans des établissements spécialisés, du porte à porte étant effectué pour identifier les femmes souffrant de cette pathologie. Une stratégie a été développée en matière de santé mentale pour les enfants afin de fournir des soins gratuits.

Même si elle a été réduite, la malnutrition demeure un problème important: elle est passée de 28 à 25%. On sait par ailleurs qu'une part importante des décès de nouveau-nés est due à la malnutrition. Cinquante-deux pour cent des nourrissons seraient allaités au sein. Des campagnes visent à aller contre le préjugé populaire selon lequel le lait maternel n'est pas suffisamment nourrissant. Les taux d'allaitement exclusif ont tendance à augmenter.

Les autorités s'efforcent de réunir les victimes de la traite de leur famille. Cent vingt stages de formation ont été effectués au profit de magistrats l'an dernier pour les sensibiliser à la question de la traite. Par ailleurs, plus de 36 000 enfants ont été concernés par des actions de réunification familiale, 13 000 enfants des rues bénéficiant par ailleurs d'actions d'apprentissage professionnel.

Conclusions

Le rapporteur pour le rapport de l'Éthiopie, M. GASTAUD, s'est félicité des informations actualisées et abondantes fournies, ainsi que des engagements faits. Il a souhaité que les recommandations à venir du Comité aident l'Éthiopie à élaborer sa politique de l'enfance.

MME TADESSE s'est dite encouragée par les échanges de la journée, jugeant le débat très complet et très utiles. La Ministre éthiopienne des affaires féminines, de la jeunesse et de l'enfance a assuré que les questions restées en suspens recevront, dans la mesure du possible, une réponse prochaine. La démocratie participative et les droits de l'homme sont essentiels pour l'Éthiopie dans le cadre d'un projet de développement durable du pays, a-t-elle souligné. Elle a aussi assuré le Comité de la volonté du Gouvernement de garantir la liberté des médias et de fournir à la jeunesse des informations de qualité.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

lundi 18 mai 2015

Levée de l'interdiction de l'adoption internationale en RDC

Voici un article pour les familles en attente pour une adoption en RDC :

Maintenant, il faudrait que les situations des enfants qui n'attendaient que la permission de sortir de RDC puissent être réglées rapidement... deux ans, c'est long !

dimanche 10 mai 2015

Bonnes nouvelles

Les premiers enfants venant d'Haïti depuis la reprise en janvier 2013 des adoptions internationales, par le biais de notre association, sont arrivés ces derniers jours.

En ce qui nous concerne nous n'avons pas de nouvelles... mais bon... pas de nouvelles, bonnes nouvelles.

Ces arrivées nous reboostent à fond. Nous attendrons notre tour voilà tout !

En attendant, nous sommes en pleines réflexions...

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