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mardi 26 décembre 2017

Dordogne 4 : St-Amand-de-Coly

Notre séjour en Dordogne nous a emmené dans un camping tout près d'un joli petit village au riche patrimoine culturel : St-Amand-de-Coly.

abbatiale17.JPGMuriel

Population :

  • en 1793 : 1150 habitants (premier comptage de la population et nombre maximum d'habitants depuis cette date)
  • en 1982 : 301 habitants (le minimum)
  • en 2014 : 395 habitants

Le nom de cette commune vient de St Amand qui était un ermite venu évangéliser la région au VI ème s. De 1792 à 1795, la commune s'appela Amand-de-Vallon.

Un monument domine ce village : l'abbatiale

L' ABBAYE DE COLY :

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Le plan de l'église :

abbatiale15.JPGaffichage dans l'église

Petite histoire de ce lieu :

  • Vers 558, Sorue et ses disciples (Amand et Cyprien) s'installent dans les environs de ce village pour y mener une érémitique (une vie d'ermite).
  • En 585, le roi Gontran leur donne des propriétés pour fonder une communauté chrétienne.
  • Amand se retire dans une grotte et évangélise la population locale. À sa mort, une communauté s'installe sur le lieu qui deviendra St Amand.
  • En 857 (les guerres d'Aquitaine), l'abbaye est détruite.
  • En 1101, des moines suivant la règle des chanoines de St Augustin s'installent à St Amand.
  • Vers 1127, mort de l'abbé Guillaume (le premier de St amand). Il sera inhumé dans l'église abbatiale.
  • Au XIIème s. , l'église est prospère.
  • En 1347, il ne reste que 7 moines.
  • À la fin des la guerre de Cent ans, l'abbaye et le village sont en ruine. Ils seront reconstruit.
  • En 1483, il y a 12 chanoines.
  • En 1575, l'église est occupée par des troupes protestantes (les guerres de religions).
  • Louis XV autorisera la suppression de l'abbaye, les biens seront vendus.
  • Après la Révolution, l'église abbatiale devient une église paroissiale.
  • Au XIXème s. , l'église est réhabilitée.
  • En 1886, premier classement de l'église.
  • À partir de 1894, l'église sera peu à peu restaurée.
  • en 1965, l'église est classée aux Monuments Historiques.

Quelques vues de ce bâtiment :

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Les défences de l'abbaye :

Les chanoines possédaient des terres et avaient des droits sur la population. Ils pouvaient être en conflit avec les seigneurs voisins. Il y avait aussi de nombreuses guerres. Il fortifièrent l'église : chemin de ronde, terrasses de défense, une épaisse muraille flanquée de tours et des hourds (voir les photos ci-dessous).

defences-abbaye.JPGaffichage de la commune

Des hourds, il ne reste plus que les supports en pierre fichés dans les murs.

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Moines et chanoines :

  • les chanoines (selon la définition donné sur ce site) : "Titre donné initialement à des religieux. Les chanoines réguliers vivent généralement selon la règle de Saint Augustin. Les chanoines séculiers sont des clercs diocésains, membres d’un chapitre cathédral ou collégial, ou de certaines basiliques dont la fonction essentielle est de réciter l’office divin. Chanoine honoraire est un titre honorifique donné à certains ecclésiastiques."

abbatiale14.JPGaffichage de la commune de St-Amand-de-Coly

  • les moines (selon la définition donné sur ce site) : Les premiers moines ayant été des ermites, le mot a continué à s’appliquer aux diverses formes de la vie monastique (ermites ou non) comme signifiant le retrait du monde et une vie de prière signe d’une pleine consécration à Dieu.
LA MAISON DES GARDIENS :

Cette ancienne maison est séparée de l'église par un escalier et un petit chemin de terre. Cette maison se visite. C'est une grande pièce vide.

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Le sol, les murs et les lauzes du toit sont en calcaire. La charpente est en chêne et en châtaigner. Cette-dernière peut supporter de 500kg à 1tonne de lauzes au m2. Le sol est formé de cailloux (comme les rues du village).

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L' ANCIEN PRESBYTÈRE :

C'est actuellement la mairie.

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À la fin du XVIIIème s., un curé a remplacé les derniers chanoines. Il sera logé dans ce bâtiment. Ce presbytère est complété d'un pigeonnier et d'un four à pain. Il a été restauré en 1948.

UN SÉCHOIR À NOIX :

La noix est un fruit cultivé dans le Périgord Noir. Il y a donc un séchoir à noix dans ce village comme dans bien d'autres endroits de cette région. Aujourd'hui, c'est une petite boutique de souvenirs et un lieu où on peut déguster un tisane ou du café.

Au Moyen-Âge, l'huile de noix servait de monnaie d'échange. Pour cela les noix étaient séchées puis pressées.

Le bâtiment a des claustras dans les murs afin de protéger la récolte de la pluie et du soleil. On redoutait que les noix moisissent. Les ouvertures étaient larges afin de faciliter la ventilation et le séchage. Et enfin, le sol était fait en claire-voix pour une aération par le bas et une protection contre les oiseaux et les rongeurs.

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LE SÉCHOIR À TABAC :

Le tabac fut introduit en France par Jean Nicot en 1560. Mais c'est seulement après la Première Guerre Mondiale qu'il fut cultivé en France. Ce village avait un séchoir à tabac. C'est aujourd'hui la salle des fêtes.

Il est composé de vantaux qui permettaient de contrôler le taux 'humidité dans le bâtiment lors du séchage. Les plants de tabac étaient suspendus à un fil pour le séchage puis étaient assemblés par paquets de 25 feuilles (les manoques) pour être vendus.

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LE VIEIL HÔPITAL :

Il a été construit en 1381 puis sera détruit. Seules les caves sont de cette époque. Il sera reconstruit au XVIIème s.

Il accueillait les pèlerins de passage, les pauvres ainsi que les malades.

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LA TRUFFE DU PÉRIGORD : Je ne vous en dis pas plus... allez à St-Amand-de-Coly pour en apprendre plus, plusieurs panneaux très bien fait vous explique cette production.

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UN MUSÉE SUR L' ÉCOLE D'AUTREFOIS :

Johann y a écrit à la plume et à l'encre violette. La personne qui s'occupe de ce lieu, qui est aussi l'office de tourisme est très sympathique et elle vous apprendra mille choses passionnantes sur ce village et son patrimoine.

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Nous quittons ce village en passant par la fontaine : LE LAVOIR DE L'HÔPITAL :

Le linge des indigents (pauvres et malades) y était lavé et rincé. Il a été reconstruit en 1909 et réhabilité en 2010.

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Le Lébérou viendrait de temps à autre à ce lavoir...

LE LÉBÉROU :

Le Lébérou est un homme ou une femme qui a mal agi. Pour racheter ses fautes, il s'habille d'une peau de renard, de lapin,de loup ou de lièvre. Il doit ensuite se tremper dans une fontaine pour devenir mi-homme mi-bête et passer à l’ombre de la lune sous sept clochers la même nuit. Comme cela le fatigue, il saute sur le dos d'une personne qui a l'imprudence de croiser son chemin la nuit et se fait transporter. Mais jamais il ne réussit son épreuve. Alors, il revient à la fontaine pour reprendre son apparence humaine.

Le_Leberou-300x300.jpg Maurice Albe

La visite de St-Amand-de-Coly est terminée. À bientôt.

vendredi 22 décembre 2017

Dordogne 3 : Les Eyzies

Les Eysies mais pas côté Préhistoire...

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L'église et ses gargouilles...

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Les gargouilles servent à évacuer les eaux de la pluie à distance des murs pour les tenir à l'abri des dommage causés par l'eau. Dans l'ancien français "gargouille" voulait dire "gorge". Les gargouilles étaient sculptées dans la pierre. Elles représentent souvent des personnages fantastiques pour effrayer le Mal. Elles rappellent aussi aux fidèles qu'ils devaient se méfier du Démon. Elles existent depuis le Moyen-Âge.

mercredi 20 décembre 2017

Dordogne 2 : St-Léon-de-Vézère

Pendant notre séjour en Dordogne, nous sommes allés visiter le village de St-Léon-de-Vézère. C'est un village qui longe la Vézère, une rivière de 192 km de long qui se jette dans la Dordogne. Bien que pas très grand, ce bourg est riche en patrimoine.

Le manoir de la Salle :

Il est composé d'une tour carrée et d'un manoir (prieuré).

La tour est un donjon carré construit au XIVème siècle. C'était le logis. manoir1.JPG (Muriel, 2017)

Contre le donjon, il y a une tourelle qui renferme un escalier à vis. Le toit de la tour est à quatre pans et est recouvert de lauzes. Sous le toit il y a un chemin de ronde et des mâchicoulis qui font le tour du donjon.

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Sur la façade, on aperçoit les latrines.

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manoir5.JPG (affichage de la commune)

Il a été restauré en 1969.

Au XVème s., un manoir est construit à côté de la tour.

1024px-Saint-Leon-sur-Vezere_Salle__manoir_.jpg (Père Igor, 2011, CC BY-SA 3.0)

Jusqu'au XVIème s., le domaine a appartenu à la famille de Mârtres. Puis, il a appartenu à la famille Vivans, puis à la famille Cheyland en 1630.

L'église St-Léonce :

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Elle est construite au XIème et XIIème siècles.

À l'origine, ce prieuré bénédictin dépendait de l'abbaye de Sarlat. C'est une église romane à plan cruciforme.

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Le toit est fait de lauzes posées sur une charpente en chêne.

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Le clocher est carré et est percé de plusieurs baies à plein-cintre.

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Elle a été construite sur les vestiges d'un bâtiment romain.

Cette église a été classée aux Monuments historiques en 1942.

Le château de Clérans :

chateau5.JPG(Hans Hillevaert, 2006, CC BY-SA 4-0)

Il a été construit au coeur du village au XVIème s. par la famille Massault. Il a été restauré au XIXème s..

Il possède des toits recouverts d'ardoises (matériau noble à l'époque) et des fenêtres à meneaux pour laisser pénétrer plus de lumière dans les pièces à vivre.

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C'est une propriété privée, ce château n'est pas visitable.

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Les échoppes :

echoppe3.JPG(affichage de la commune)

Ce village a de nombreuses petites ruelles qui s'appellent des couredous en occitant. Dans ces dernières, il y a de nombreuses échoppes d'artisans-commerçants. Elles datent du XIXème s. Aujourd'hui encore, ces échoppes sont occupées par des artisans-commerçants et des artistes. Ces petits établissements ont un étal donnant sur la rue. Les commerçants y exposés leurs marchandises.

echoppe2.JPG (Muriel) echoppe1.JPG(Muriel)

Chat :

chat.JPG (Muriel)

L’Ornithorynque :

Nous avons fait la connaissance d'un auteur / éditeur dans ce village : Yannick Beaupuis

ornitorynque.jpg(Muriel)

Allez lui faire une visite si vous passez par ce village. Il est très sympathique et prêt à vous expliquer son travail et le fonctionnement de sa découpeuse-laser. Il vend en direct livres et objets de décoration.

Nous nous avons craqué pour (cliquer ci-dessous) :

Ceci est ma maison.

Cest-ici-ma-maison-couverture5.jpg

Ceci clos cet article. À plus tard...

dimanche 17 décembre 2017

Dordogne 1 : gouffre de Padirac

Cette été, nous sommes allés en Dordogne pour nos vacances. Nous avons beaucoup apprécié notre séjour. Nous avons poussé notre route jusqu'au Lot pour visiter le gouffre de Padirac.

Le gouffre de Padirac

C'est une cavité naturelle de 35 mètres de diamètre et de 103 mètres de profondeur. Un effondrement de la voûte, il y a environ 10 000 ans, en serait à l'origine.

682px-Padirac_17.jpg(Sail over, 2010, CC BY-SA 3.0)

padirac1.JPG( Muriel) Vue d'en haut

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Un peu de culture :

Que-est-ce qu'un gouffre ? C'est une dépression naturelle profonde, voire très profonde. Ses parois sont assez abruptes.

La descente dans le gouffre de Padirac :

En 1889, Édouard- Alfred Martel découvrait la rivière souterraine qui s'écoule au fond de ce gouffre. Cette rivière se jette dans la dordogne.

En 1897, un escalier a été mis en place pour accéder au fond du gouffre et à la rivière.

Fin 1898, les premiers touristes visitent ce gouffre.

En 1900, l'éclairage électrique est installée dans le gouffre et le souterrain.

En 1930, L'accès peut se faire en ascenseur.

682px-Gouffre_de_Padirac_-_la_promenade_en_barque__2_.jpg(Société Cinemaphoto de Toulouse, 1969, propriété de J. P. Bazard, CC BY-SA 3.0)

De nos jours, on peut accéder au fond du gouffre par les escaliers ou par l'intermédiaire de 3 ascenseurs (avec escaliers tout de même).

La visite : elle comprend la descente dans le gouffre, une marche sur un quai le long de la rivière, une tour en barque pour continuer la visite, une deuxième marche dans des salles naturelles et très belles, puis le retour par le même chemin qu'à l'aller.

Attention, dès que l'on met les pieds dans la barque et jusqu'au retour sur le même quai d'embarquement, il est interdit de prendre des photos. Par contre, une photo de votre embarcation (et de ses passagers bien entendu) sera prise par un appareil au flash puissant qui est caché fixé à la paroi. Si vous voulez cette photo, pas de souci à condition de sortir votre porte-monnaie.

Dans le souterrain, il fait 13°C toute l'année et l'eau de la rivière est de 12°C. Il faut penser à prendre une petite laine et aussi des vêtements contre l'humidité.

Le souterrain culmine à 80m et la rivière a une profondeur qui peut aller jusqu'à 6m.

La statue : Son nom : Tout simplement

C'est l’œuvre de la sculptrice Isabelle Thiltgès, qui est Belge. Voir ici pour mieux la connaître.

Visez la petite statue sur l'épaule de la grande :

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padirac5c.JPG(Muriel)

Padirac :

C'est une commune du Lot. Ses habitants sont les Padiracois (es). Elle a été créée en 1828.

Nombre d'habitants :

  • En 1836 : 383 habitants (le maximum enregistré depuis 1793)
  • En 1982 : 148 habitants (le minimum enregistré depuis 1793)
  • En 2014 : 171 habitants (dernier recensement)

Je vous dis à Bientôt pour une autre découverte de notre voyage en Dordogne.